Résumé de l'oeuvre:
Karen est une jeune réfugiée allemande qui va se marier avec un italien. Celui-ci va l'emmener sur son île natale, Stromboli, où elle devra s'habituer à une vie rustique et réussir à se faire accepter par les autres femmes.
Dans ce Stromboli, Ingrid Bergman se retrouve enrôlée part Roberto Rossellini (son futur mari (voir partie anecdotes)) sur la magnifique île de Stromboli. Mais si l’île est magnifique, ce n’est pas le cas du film dans son intégralité. Car sur Stromboli le temps passe aussi lentement que chez nous et le seul écran que l’on regarde alors est celui de notre montre. Et tout ça c’est principalement la faute de Ingrid Bergman qui, si elle était assurément une très grande actrice, ne nous retransmet absolument pas les sentiments négatifs de son personnage, alors que c’est là qu’est placé tout l’esprit du film. Il faut dire que le scénario n’aide pas plus car il est en effet difficile de mettre de l’émotion quand des dialogues pour la plupart assez creux et sans intérêt. Heureusement, on lâche la montre quand le réalisateur commence à y mettre vraiment du sien, nous offrant des prises de vues magnifiques autant sur les décors (naturels s’il vous plait) et la vie quotidienne. Ainsi, certaines scènes très longues, comme la scène de l’éruption ou la scène de pêche, qui pourraient paraître ennuyeuses nous coupent le souffle et nous laisse les bras ballants devant leur beauté. C’est d’ailleurs la réalisation qui permet de nous transmettre la solitude de Karen que l’actrice suédoise nous rend si mal tout le film durant. En revanche, à la fin, soudainement, quand on ne s’y attendait plus, l’actrice, les scénaristes et le réalisateurs allient leurs talents à leurs plus hauts niveaux, nous offrant un dénouement laissant Karen au summum du désespoir, une scène à vous déchirer le cœur et d’une beauté émotionnelle et artistique impressionnante.
Ce Stromboli est un film magnifique artistiquement qui mérite qu’on en parle, même si il est difficile d’arriver à la fin (mais il le faut puisque c’est le meilleur moment). A voir pour tout cinéphile accomplit.