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37ème cérémonie des Césars ou la décadence du cinéma (d'art) français

Vendredi 24 février se tenait à Paris la 37ème cérémonie des Césars, présidée par Guillaume Canet (ils avaient fumé quoi avant de choisir le président de la cérémonie?) et présentée, pour la huitième année consecutive, par Antoine de Caune (le roi de la déconne!). Avant de parler de ce qui fâche, parlons de ce dernier et de ses boutades. Boutades allant des "diableries" de notre ministre de la culture jusqu'à la corruption (éventuelle) de Dany Boon. Mais le meilleur moment (selon moi) est celui où De Caune se lance dans la congratulation de Kate Winslet pour sa association contre la chirurgie esthétique et que, au détour de cela, il lance une blague sur une actrice française d'un "certain âge" fortement refaite facialement. Vous aurez deviné de qui il parlait, des actrices françaises d'un certain âge et refaite il n'y en a pas cent, un indice: elle a travaillé avec Truffaut et Buniel et a fait des enfants avec Vadim et Mastroianni. Par rapport à Kate Winslet, de Caune fait une autre remarque pertinente: "Vous avez remarquez que lorsqu'une actrice américaine est excellente, elle est britannique!"

Mais à présent retournons sur le sujet principal de cette soirée, parlons ciné! Si on se fit à la cérémonie, l'année 2011 n'a vu sortir que 6 films français: The artist; Intouchables; L'exercice de l'état; La guerre est déclarée; L'appolonide: souvenir d'une maison close; et Polisse. En effet, pour presque toutes les nominations, on retrouvait ces 6 films, les autres ayant été foutus au placard. The artist rafle 6 prix une moitié parce que le jury n'a pas regardé ailleurs et l'autre parce qu'il faut compléter. Cependant Omar Sy obtient le César de meilleur acteur (bien mérité), laissant un Dujardin penaut. Et oui Jean, on ne peut pas tout avoir.

Ce "grand couronnement" montre la décadence pro-américaine de notre cinéma (d'art) français. "The artist" fait redécouvrir leur culture aux américains tandis que nous, nous perdons tous ce pour quoi les critiques des Cahiers ce sont battus. Les nombreuses nominations de Intouchables sont tout aussi affolantes, car c'est un film grand public, qui passe au dessus des problèmes de classe sociale et a un sens plus plat que profond, ce n'est plus alors du cinéma, mais du téléfilm sur grand écran.

Il n'y a donc plus qu'à lancer un appel au secours:

"Mesdames et messieurs les critIques (des Cahiers du cinéma) faites quelque chose, redonnez à notre cinéma un seconde Nouvelle Vague!"

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